La face cachée de Toei

Harcèlements, conditions de travail pénibles, attouchements, heures supplémentaires. Malgré le côté héroïque des séries qu’elle propose et que nous adorons, la Toei possède aussi son côté sombre.

Harassment, harsh working conditions, touching, overtime hours. Despite the heroic side of Toei’s series that we love, the company has a darker side.

Les déclarations suivantes ont été rapportées sur le site Sogou Support Union par un(e) assistant(e)-producteur(trice) qui a travaillé sur la série Kamen Rider Revice pendant six mois. Il ou elle a tenu à rester anonyme. Il/elle est actuellement en congés depuis 2021 pour « trouble de l’adaptation », mais ce n’est qu’une excuse qui cache une vérité plus sombre. Beaucoup d’autres personnes ont pris congé de la Toei ces dernières années en prétextant vouloir réaliser d’autres rêves, mais là encore, la vérité est toute autre. Réalisant que les problèmes touchaient un certain nombre de personnes, il/elle a décidé de sortir du silence et de contacter Sogou Support Union pour livrer son témoignage contre le géant Toei.

The following claims were reported on the website Sogou Support Union by an assistant producer who worked on Kamen Rider Revice for six months. They wanted to stay anonymous. They are currently on a break because of « adjustment disorder », but it is an excuse hiding something darker. A lot more people left Toei, pretending to pursue other dreams, but then again, the truth is somewhere else. Realizing that the problem doesn’t only involve them, said assistant producer decided to step forward and contacted Sogou Support Union to deliver their claim against Toei.

En étant devenu assistant(e)-producteur(trice), son salaire allait maintenant être fixe, peu importe la somme de travail et les heures supplémentaires. Il/elle a essayé d’en parler à son chef, qui lui a répondu que ça allait bientôt changer et que les salaires allaient être recalculés. « De combien » ? « Assez pour vivre », lui répondit son chef. Les changements ne sont jamais arrivés. Toei faisait faire 70 heures de travail supplémentaire par mois à certains employés, sans aucune compensation derrière, ignorant ainsi les lois du travail. Sur Kamen Rider Revice (et probablement aussi les autres séries de la Toei ces dernières années), il n’était pas rare que les horaires de travail montent jusqu’à 13 heures par jour.

Now an assistant producer, their salary was changed to a flat rate, regardless of how much they worked and the overtime hours. They talked to their boss about it, he said that it would increase soon. « How much ? » « Enough to live on », he answered. Changes never happened. Toei made some employees overwork for more than 70 hours, without any compensation, completely ignoring the laws. During Kamen Rider Revice (and probably several more Toei productions these last few years), it was common to work for more than 13 hours a day.

L’assistant(e)-producteur(trice) raconte ensuite qu’il/elle a été harcelé(e) par deux membres du staff pendant le tournage. Le premier était un homme freelance dans la soixantaine qui n’hésitait pas à le/la contacter via LINE (l’équivalent japonais de Facebook ou Twitter), alors que ce réseau devait être utilisé pour les communications professionnelles. Cet homme n’a pas non plus hésité à lui tenir la main de façon inappropriée. Le second homme était un assistant-producteur freelance aussi. Il lui ordonnait de s’asseoir à côté de lui dans le bus et de participer à des tests caméra où ils se regardaient de façon malaisante. Essayant de résister à ces tentatives, il est arrivé qu’il/elle se fasse ignorer par lui, ne lui donnant plus d’informations importantes vis-à-vis de la série, voire même se faire sévèrement réprimander, mettant ainsi en péril sa carrière professionnelle. En guise de réaction, un producteur lui a rétorqué qu’il/elle avait de la chance d’en être là aussi rapidement, et qu’il/elle devrait s’estimer heureux(se).

The assistant producer then tells they were harassed by two staff members during the production. The first was a freelance worker in his 60s who contacted them via LINE (the japanese equivalent of Facebook or Twitter). The media was supposed to be used for professionnal communications only. The man once held their hand inappropriately. The second man was a freelance assistant producer. He ordered them to sit next to him in the bus and forced them to do camera tests while staring awkwardly. They tried to resist, but in retaliation, they were ignored by him, or didn’t given important informations about the series, or even severely reprimanded, endangering their professionnal carreer. A producer replied that they should be happy to there now.

Pour améliorer les conditions de travail, il/elle a proposé plusieurs mesures :

  • 1 – Faire attention aux heures supplémentaires. Si on finit après minuit, commencer plus tard le lendemain.
  • 2 – Augmenter le nombre de travailleurs.
  • 3 – Privilégier les réunions en ligne.
  • 4 – Délimiter un nombre de jours précis pour les tournages en dehors des studios.
  • 5 – Si les demandes précédentes ne peuvent pas être honorées, migrer sur une autre série/drama.

Réponse du producteur : « Je pense qu’il est tout à fait possible de travailler correctement en ne dormant que 4 ou 5 heures. » « Tu sous-estimes les dramas, c’est un monde encore plus dur que les séries Tokusatsu ». Vous l’avez compris, rien n’a changé, et il/elle est retourné(e) au travail les larmes aux yeux, jusqu’à ne plus en pouvoir et partir pour « trouble de l’adaptation ».

Néanmoins, il/elle est toujours attaché(e) à Kamen Rider Revice et exprime sa gratitude envers ceux qui l’ont aidé et pensé à lui/elle, notamment les membres du casting.

To improve the working conditions, they proposed these measures :

  • 1 – Be mindful of overtime hours. If the clock strikes midnight, start later the next day.
  • 2 – Increase the number of staff.
  • 3 – Use online meetings.
  • 4 – Have a delimited number of days on site.
  • 5 – If said demands can’t be honoured, reassign the person on another series/drama.

The producer answered : « I think it is totally possible to work with just 4 or 5 hours of sleep. » « You underestimate dramas, it is a much harshed world than Tokusatsu ». You got it, nothing changed, and they went back to work in tears, until the cup was full and they left because of « adjustment disorder ».

However, they are still fond of Kamen Rider Revice and wanted to thank all the kind people who helped and supported them, especially the cast.

Les déclarations de l’assistant(e)-producteur(trice) sont accompagnées du témoignage d’Eri Nakayama, animatrice au Theatre G-Rosso, qui accueille, manage et anime les spectacles lives Kamen Rider et Super Sentai tous les ans. En coulisses, six personnes ont été accusées de l’avoir appelée par des noms obscènes, en plus d’avoir subie des attouchements inappropriés aux fesses et à la poitrine. Qui plus est, il semblerait que ces spectacles laissent énormément à désirer sur le plan légal.

The claims of the assistant producer come with Theatre G-Rosso’s animator Eri Nakayama’s testimony, who welcomes, manages and conduct Kamen Rider and Super Sentai shows every year. Backstage, she was called obscene names, groped in her buttocks and got her breasts fondled. Furthermore, it would seem that these shows are clearly lacking in some legal fields.

L’un des meilleurs (ou pires) exemples à ce jour, est le scandale tournant autour de l’acteur Kazuyoshi Sakai, qui a joué Sotaro Ushigome / GaoBlack dans Hyakuju Sentai Gaoranger en 2001. Il a été filmé le 15 août 2021, pendant une représentation du dernier spectacle du festival Gaoranger, en train d’avoir une main baladeuse sur les fesses de la cascadeuse qui incarne GaoWhite. Malgré les réactions soulevées sur les réseaux sociaux, l’affaire est toujours en cours.

One of the best (or worst) example to this day, is the scandal revolving around actor Kazuyoshi Sakai, who portrayed Sotaro Ushigome / GaoBlack in 2001’s Hyakuju Sentai Gaoranger. He was filmed on august 15th 2021 during the Gaoranger festival, touching the lower half of GaoWhite’s suit actress’ body. Despite the claims on social medias, the case is still open.

Depuis toutes ces révélations, les actions de la Toei ont chuté. Affaire à suivre.

Since all these allegations, Toei’s shares dropped. To be continued.


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