Meet and Greet avec Hiroshi Watari et Yumiko Furuya

Organisé par M. Emmanuel Bochew, le projet Meet and Greet JP a pour but d’organiser une rencontre via Internet entre des fans de Tokusatsu et une célébrité de cet univers.

 

Véritable fan de Tokusatsu, c’est en voyant Pierre Giner faire son métier d’interprète sur scène qu’Emmanuel Bochew a voulu embrasser la même carrière que lui. C’est après avoir passé sa licence en japonais qu’il a enfin pu devenir traducteur et interprète professionnel de moult artistes tels que Kenji Ohba, Hiroshi Watari, Gen Urobutchi ou Go Nagai, parmi tant d’autres.

C’est après quelques conventions que l’idée du Meet and Greet a germé dans sa tête. Parmi les retours qu’il avait, certains personnes lui demandaient sans cesse d’inviter telle ou telle célébrité, ce qui était malheureusement impossible pour diverses raisons.

Emmanuel Bochew a donc fondé sa propre société, la Bochew Corporation, et propose des rencontres en ligne entre diverses personnalités (pas seulement du monde du Tokusatsu) et les fans. Il considère cela comme un véritable complément par rapports aux salons ou conférences dédiées au genre.

Les premières célébrités à y avoir participé étaient Hiroshi Watari, connu pour avoir notamment incarné Den Iga / Sharivan et Yosuke Jo / Spielvan dans les séries éponymes, ainsi que Boomerang dans Juspion; et Yumiko Furuya qui a incarné Lilly, l’assistante de Sharivan. Voici quelques anecdotes qu’ils ont bien voulu partager avec les fans.

M. Watari apprécie beaucoup les Local Heroes (il trouve même notre franco-japonais Igager très mignon avec ses petites oreilles) et il a même tourné un épisode pilote d’une série avec l’un d’entre eux.

La pose de transformation de Sharivan a été créée par lui-même un soir dans sa chambre d’hôtel. Il s’agit d’une pose en quatre temps qu’il a créé en gesticulant devant son miroir, puis en y donnant du rythme et de l’impact. S’il lève les deux mains en l’air, c’est en référence au fait qu’il est le deuxième Uchu Keiji de la franchise. Il a volontairement essayé de créer la pose la plus cool possible pour embêter l’acteur du futur troisième Uchu Keiji.

Celle de Spielvan est une pose en trois temps qui fait référence à la pose de kung-fu du dragon.

Ses meilleurs souvenirs de spectacles en extérieur (korakuen) étaient quand il était sous le costume du monstre Totem Pole de Sun Vulcan et de Gavan. Il a participé à huit représentations en un mois.

Les costumes des Metal Heroes dans lesquels les Gokaiger se transforment dans le film Super Hero Taisen Z sont de vieux costumes retapés, car le coût pour en refaire des neufs serait astronomique. Des coûts de fabrication ont aussi été contournés en retapant Gavan Bootleg en Uchu Keiji Esteban.

Bien que M. Watari ait passé le flambeau à Riki Miura dans le film Sharivan de la trilogie Uchu Keiji (et Space Squad), il y a très peu de chances de voir un jour la suite des aventures de Sharivan. En effet, Riki Miura ayant mis un terme à sa carrière dans le monde du show business, il ne pourra pas passer le flambeau à un nouvel acteur, et il ne serait pas logique que ce soit M. Watari qui le fasse.

Y aura-t-il un artbook de Sharivan et/ou Spielvan en français un jour ? Si un éditeur a le courage d’aller frapper à la porte de Toei, peut-être ?

M. Watari a été l’un des cascadeurs qui se trouvaient sous le costume de Gavan. Il mettait 30min à 1h pour l’enfiler et était lourd à cause des plaques de métal et de la sous-combinaison qui était épaisse. Le costume de Sharivan était plus léger, notamment grâce aux collants qui composaient la sous-tenue.

La première fois qu’il a vu France Five, c’était flagrant que c’était fait en carton et a trouvé ça à la fois rigolo et formidable que l’équipe ait su s’améliorer en très peu de temps au niveau de la qualité des costumes.

M. Watari adore la France, son bord de mer et ses architectures. Il a été triste d’apprendre la destruction de la cathédrale de Notre-Dame.

Il a beaucoup aimé travailler sur Xsol. Il voulait raconter une histoire de ninja dans un véritable contexte historique.

À l’âge de 17 ans, il est entré par curiosité dans le gymnase de la JAC (Japan Action Club) qui s’entraînait alors en public. Il a été très surpris d’y voir Kenji Ohba qu’il a immédiatement reconnu pour son rôle de DenziBlue. L’année suivante, il intégrait l’équipe pour s’entraîner avec eux sept jours sur sept, de 6h à 21h. Il s’entraînait le plus souvent avec Hiroyuki Saneda (le héros de San Ku Kai). Il garde actuellement des contacts réguliers avec ses anciens camarades, et notamment avec son senpai Kenji Ohba.

Il quitte la JAC à 24 ans pour s’essayer à des comédies musicales telles que Starlight ou Miss Saigon.

À se conception, le personnage de Boomerang n’était pas prévu dans la série Juspion. C’est au début de la série que l’équipe s’est rendue compte que son héros était très populaire, mais qu’il était presque tout le temps transformé. Il fallait donc un visage humain un peu plus présent et c’est comme ça qu’est né Boomerang. M. Watari a créé lui-même le design de la tenue du personnage.

Ses épisodes de Sharivan préférés sont les 19, 20 et 51. Pour les 19 et 20, il a eu énormément de texte à apprendre le matin même pendant le trajet et il était suspendu pendant une grande partie du tournage. Au contraire, pour le 51, il n’y a eu aucun texte à apprendre, tout a été improvisé selon le ressenti des acteurs par rapport à la situation scénaristique.

Il a beaucoup aimé le film In The Hero, qui raconte le quotidien d’une équipe de cascadeurs de super-héros.

Si Shaider n’apparaît pas dans Sharivan comme Sharivan l’avait fait dans Gavan, c’est parce qu’il n’y a pas de lien direct entre les deux. Sharivan était déjà un peu développé dans Gavan et il était logique qu’il prenne le flambeau par la suite. Shaider étant un « jeune nouveau qui apprend sur le tas », il n’aurait pas été logique qu’il y ait un passage de flambeau entre les deux.

M. Watari a aussi une petit carrière de comédien de doublage. Il a prêté sa voix à un suspect dans Détective Conan, Adonis dans DNAngel et participé à Daa! Daa! Daa! et Kaikan Phrase.

Venant d’un milieu extérieur à la JAC, Yumiko Furuya trouvait les hommes avec qui elle travaillait plutôt grossiers. Mais elle a vite trouvé ses marques et les a trouvés aimables par la suite. 

N’ayant pas beaucoup de scènes à tourner, elle s’amusait plus sur les tournages qu’elle ne travaillait vraiment.

M. Watari la considérait comme sa grande soeur et la complicité s’est faite toute seule.

Sa coiffure dans la série était un clin d’oeil à celle de Farrah Fawcett dans Drôles de Dames. La perruque qu’elle portait n’étant pas du tout pratique, il a été décidé qu’elle change de coupe avec ses cheveux naturels.

Pour quel public l’assistante des héros a-t-elle été créée ? Pour Sharivan, ils n’ont pas pu répondre car il n’y a que la production qui sait. Dans tous les cas, ce doit être une femme forte qui doit trouver son équilibre « dans ce monde de brutes ».

Tout le monde est allé fêter la fin du tournage de la série dans un bar. M. Watari a pleuré toutes les larmes de son corps.

Les héros solitaires comme les Uchu Keiji ou les Kamen Rider sont plus populaires du côté des sponsors jouets comme Bandai, car il est plus facile de vendre une seule figurine de héros à un enfant unique, plutôt qu’une équipe entière à la Super Sentai. Ceci est dû au déclin de la natalité au Japon.

Avec l’aimable autorisation d’Emmanuel Bochew, Hiroshi Watari et Yumiko Furuya.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *